(Photos à venir.)
Chichén Itzá, élue comme l'un des sept nouvelles merveilles du monde, la « bouche du puits des Itzás » ouvre ses portes au touriste, tous les matins à huit heures. À cette heure-ci ce n'est pas la foule, mais le site grouille déjà. Du personnel d'entretien du parc d'abord, qui taille consciencieusement les gazons à la faucille ou à la machette. Des ouvriers travaillant sur la restauration de la grande pyramide également, se lançant les seaux de cailloux et de scellement sédimentaire par dessus l'épaule de gradins en gradins. Mais aussi et surtout des marchands du temple. Ils déboulent de toute part, marchant depuis la végétation haute de la forêt qui cercle le site pour venir s'installer dans les allées ombragées.
Le fameux jeu de pelote, les autels sacrificiels, le groupe des mille colonnes cerclent la place centrale où se dresse la fière et grande pyramide de Kukulkán, avatar de Quetzalcóatl.
Plus au nord, au bout d'un long sacbé ou chemin blanc, le cenote sacré qui donna son nom et sa renommée au centre religieux maya. Malgré les quelques restes de squelettes d'enfant retrouvés lors des fouilles, on n'y pratiquait pas de sacrifices humains, à la différence de ce qui se faisait sur le Tzompantli.
Nous poursuivons vers l'observatoire et l'ossuaire avant d'aller admirer le secteur qu'on surnomme le Vieux Chichén en raison du style très différent qui s'y pratique. On reconnaît ici les motifs Puuc et les masques de Chaac d'Uxmal.
Après une petite douche à l'hôtel, nous prenons la route vers notre destination finale Playa del Carmen, face à l'île de Cozumel. Sur la route notre premier arrêt sera aux grottes de Balankanché dans lesquelles les Mayas organisaient des cérémonies secrètes autour de concrétions dont la verticalité représentait l'arbre de vie — encore lui. Quelques petites chauve-souris accompagnent notre visite dans cette atmosphère raréfiée en oxygène où la chaleur finit de nous étouffer.
En sortant, on prend le temps et on récupère son souffle. Puis passant Valladolid vers le nord, nous nous dirigeons vers le site d'Ek-Balam, le Jaguar noir dont l'Acropole a été découverte dans un état admirable. En effet, la façade en stuc d'un temple a été révélée par les archéologues à mi-hauteur de la pyramide, parfaitement conservée sous la colline de terre qui couvrait l'ensemble, probablement depuis que les bâtisseurs de la cité durent la quitter sous la pression d'un autre groupe maya et dissimulèrent ainsi leur centre religieux. C'est aussi l'occasion d'observer les restaurateurs au travail, pinceaux à la main.
Après quelques raccourcis inefficaces et ne pouvant réellement compter sur l'aide des locaux — ici, on n'aime pas le gringo, même hispanisant —, nous reprenons la grande route de Cancún, puis bifurquons pour longer le rivage caribéen et arrivons à la nuit tombée au Mahékal Beach Resort.
Les Moufs au Mexique
lundi 23 juillet 2012
dimanche 22 juillet 2012
Le rouge, le jaune et le noir
La journée fut rouge, jaune puis noire. Et puis c'est tout.
Après un petit-déjeuner royal — et encore, je suis sûr que nos très chers Louis n'ont pu jouir de telle grandeur —, nous profitâmes des premiers rayons du soleil dansant sur les murs rouges de l'hacienda près de la piscine. Nous étions bien décidés à profiter jusqu'au dernier instant de cet endroit paisible et reposant.
C'est en toute fin de matinée que nous prîmes la route. Notre première étape fut Izamal dont le grand couvent franciscain a été bâti directement sur les fondations d'une des cinq pyramides d'un grand centre religieux maya. La ville est également célèbre pour ses façades invariablement parées de jaune et de blanc. Quelques calèches attendaient devant l'atrium tandis que les chevaux jouaient les vrais muchachos sous leurs sombreros.
Nous poursuivîmes notre route à travers de charmants villages jusqu'à notre prochain hôtel. Que de jaune, mes amis, que de jaune ! Puis ce fut l'arrivée à Chichén Itzá et sa cohorte de bus peinturlurés et de gros 4x4 flambant neufs. Nous posâmes les bagages et décidâmes de filer visiter un cenote privé dont une brochure de l'hacienda faisait la réclame. Las, après des recherches difficiles, nous finîmes par trouver le grand portail de fer de la propriété, mais le patron était en vadrouille du côté de Merida et le jeune homme travaillant aux ruches près de l'entrée ne sut nous dire quand il rentrerait. Probablement, très tard ou le lendemain. Nous ne pouvions attendre, nous devions assister au son et lumière du site archéologique le soir. Il était maintenant trop tard pour notre plan de secours, les grottes de Balankanché dont les visites s'échelonnent toutes les heures, la dernière prenant place à seize heures. Il était juste seize heures.
Puis, c'est l'orage. Au moins au début. Suivi par la pluie quasiment continue. Et le ciel noir. Tant pis, pas de son et lumière. Nous découvrirons la célèbre merveille du monde de jour.
Après un petit-déjeuner royal — et encore, je suis sûr que nos très chers Louis n'ont pu jouir de telle grandeur —, nous profitâmes des premiers rayons du soleil dansant sur les murs rouges de l'hacienda près de la piscine. Nous étions bien décidés à profiter jusqu'au dernier instant de cet endroit paisible et reposant.
C'est en toute fin de matinée que nous prîmes la route. Notre première étape fut Izamal dont le grand couvent franciscain a été bâti directement sur les fondations d'une des cinq pyramides d'un grand centre religieux maya. La ville est également célèbre pour ses façades invariablement parées de jaune et de blanc. Quelques calèches attendaient devant l'atrium tandis que les chevaux jouaient les vrais muchachos sous leurs sombreros.
Nous poursuivîmes notre route à travers de charmants villages jusqu'à notre prochain hôtel. Que de jaune, mes amis, que de jaune ! Puis ce fut l'arrivée à Chichén Itzá et sa cohorte de bus peinturlurés et de gros 4x4 flambant neufs. Nous posâmes les bagages et décidâmes de filer visiter un cenote privé dont une brochure de l'hacienda faisait la réclame. Las, après des recherches difficiles, nous finîmes par trouver le grand portail de fer de la propriété, mais le patron était en vadrouille du côté de Merida et le jeune homme travaillant aux ruches près de l'entrée ne sut nous dire quand il rentrerait. Probablement, très tard ou le lendemain. Nous ne pouvions attendre, nous devions assister au son et lumière du site archéologique le soir. Il était maintenant trop tard pour notre plan de secours, les grottes de Balankanché dont les visites s'échelonnent toutes les heures, la dernière prenant place à seize heures. Il était juste seize heures.
Puis, c'est l'orage. Au moins au début. Suivi par la pluie quasiment continue. Et le ciel noir. Tant pis, pas de son et lumière. Nous découvrirons la célèbre merveille du monde de jour.
samedi 21 juillet 2012
La Hacienda
Aujourd'hui, je commence encore mon poste par « Aujourd'hui ». En même temps, les
synonymes ne sont pas vraiment légion.
Nous partons tôt — ce n'est pas comme si c'était devenu une habitude. L'objectif est clair : déposer les bagages dans notre prochain hôtel sur la route d'Uxmal afin de laisser la voiture vide sur le parking du site archéologique.
Un seul mot en arrivant à Temozon Sur et c'est une onomatopée : ouah !
Une fois le bon du voiturier séparé et accroché pour une part sur les clefs, pour l'autre au rétroviseur, nous voilà repartis vers la cité du Señor Chaac. Il est déjà un peu tard, mais le site est encore libre de la foule de milieu de journée. Petite déconvenue, il faut payer deux tickets pour rentrer ! Sachant qu'un seul, quel qu'il soit, ne permet pas de voir le site du tout.
Nous commençons par profiter de la façade de la pyramide, la vraie, celle qui donne sur la cour aux oiseaux dont le nom provient des aras encastrés dans les toitures de ce complexe résidentiel, et non la fausse, celle dont l'écho est si surprenant et que l'on voit lorsqu'on entre sur le site.
Les nombreuses têtes en stuc, identifiées par erreur comme le masque de Chaac, dieu de la Pluie, et qui seraient en fait des avatars d'Itzamná, dieu du Ciel et Grand Créateur, s'alignent férocement, les yeux exorbités, les crocs menaçants et la trompe levée, le long de l'escalier abrupt qui mène à la gueule ouverte du monstre de la Terre. Frissons…
Nous poursuivons vers la cour suivante, un grand quadrilatère dont les côtés sont bordés par de longs bâtiments rectiligne représentants les points cardinaux. Au pied de l'escalier qui permet d'accéder à la plateforme sur laquelle se dresse l'imposant bâtiment Nord, un trône arbore des traces d'écriture maya.
Nous admirons les nombreux animaux finement sculptés sur les toits — serpents, oiseaux et autres jaguars —, traversons le jeu de pelote en rénovation — dommage —, puis grimpons vers le plateau où se dresse le surprenant Palacio del Gobernador.
Après un détour par la plus petite Casa de las Tortugas, nous longeons les 90 m du palais sans manquer d'admirer le trône au double jaguar, la structure phallique représentative de l'arbre de vie et la richesse des bas-reliefs ornant le fronton.
Malgré la cheville légèrement foulée de M, nous prenons le temps d'observer les frises d'un temple en attente de restauration, puis rentrons à l'hacienda pour goûter au calme d'un luxe confortable et d'une séance de réflexologie plantaire gracieusement offerte par le spa.
Nous partons tôt — ce n'est pas comme si c'était devenu une habitude. L'objectif est clair : déposer les bagages dans notre prochain hôtel sur la route d'Uxmal afin de laisser la voiture vide sur le parking du site archéologique.
Un seul mot en arrivant à Temozon Sur et c'est une onomatopée : ouah !
Une fois le bon du voiturier séparé et accroché pour une part sur les clefs, pour l'autre au rétroviseur, nous voilà repartis vers la cité du Señor Chaac. Il est déjà un peu tard, mais le site est encore libre de la foule de milieu de journée. Petite déconvenue, il faut payer deux tickets pour rentrer ! Sachant qu'un seul, quel qu'il soit, ne permet pas de voir le site du tout.
Nous commençons par profiter de la façade de la pyramide, la vraie, celle qui donne sur la cour aux oiseaux dont le nom provient des aras encastrés dans les toitures de ce complexe résidentiel, et non la fausse, celle dont l'écho est si surprenant et que l'on voit lorsqu'on entre sur le site.
Les nombreuses têtes en stuc, identifiées par erreur comme le masque de Chaac, dieu de la Pluie, et qui seraient en fait des avatars d'Itzamná, dieu du Ciel et Grand Créateur, s'alignent férocement, les yeux exorbités, les crocs menaçants et la trompe levée, le long de l'escalier abrupt qui mène à la gueule ouverte du monstre de la Terre. Frissons…
Nous poursuivons vers la cour suivante, un grand quadrilatère dont les côtés sont bordés par de longs bâtiments rectiligne représentants les points cardinaux. Au pied de l'escalier qui permet d'accéder à la plateforme sur laquelle se dresse l'imposant bâtiment Nord, un trône arbore des traces d'écriture maya.
Nous admirons les nombreux animaux finement sculptés sur les toits — serpents, oiseaux et autres jaguars —, traversons le jeu de pelote en rénovation — dommage —, puis grimpons vers le plateau où se dresse le surprenant Palacio del Gobernador.
Après un détour par la plus petite Casa de las Tortugas, nous longeons les 90 m du palais sans manquer d'admirer le trône au double jaguar, la structure phallique représentative de l'arbre de vie et la richesse des bas-reliefs ornant le fronton.
Malgré la cheville légèrement foulée de M, nous prenons le temps d'observer les frises d'un temple en attente de restauration, puis rentrons à l'hacienda pour goûter au calme d'un luxe confortable et d'une séance de réflexologie plantaire gracieusement offerte par le spa.
vendredi 20 juillet 2012
Tuc au bacon
(Photos à venir.)
Bon, bon. Celestún n'est pas connu que pour ses plages paradisiaques tout de même ! Non, c'est une réserve naturelle qui s'étend autour des marais salants et de l'embouchure d'un fleuve très particulier aux eaux rouges.
L'hôtel propose dans le cadre de son programme écologique, deux parcours thématiques à la découverte des marais et de la faune locale. Armés d'un patch à la vitamine B1 donné par l'hôtel et de notre répulsif à la citronnelle, nous nous engageons sur les chemins hors de l'hôtel. Une douzaine de piqûres plus loin, nous faisons précipitamment demi-tour. La promenade au soleil levant est gâchée. De plus le patch donne à la peau une odeur peu agréable de… tuc au bacon !
Le temps d'une petite douche le café et le thé sont arrivés sur la tablette à l'arrière du bungalow. Eh bien, voilà qui règle largement notre petit problème de moustiques. Nous prenons le temps de planifier notre journée et de regarder les routes avant de nous déplacer vers la salle de petit-déjeuner. Si le poisson de la veille au soir était un régal — nous voulions manger au village, mais les quelques dix kilomètres de piste pour y parvenir ne nous tentaient pas vraiment, surtout de nuit — le premier repas de la journée fut abondant et délicieux. Les beurres aromatisés au piment ou aux algues la veille étaient maintenant parfumés à la cannelle. Et ce chocolat chaud ! Le premier depuis México !
Bien nourris pour la journée, nous récupérons notre voiture et faisons — une courte — route vers l'entrée de Celestún. Là est installé le parador turístico d'où partent les lanchas à la découverte de la ría. Malgré une averse, peu gênante car les embarcations sont couvertes, la promenade fluviale de deux heures est très agréable. Elle est à la fois l'occasion de découvrir la faune locale — crabes et flamands en tête, suivis par des goélands, des mouettes, des cormorans et des pélicans —, sa flore — mangroves noire et rouge, bosquet pétrifié et autres espèces locales capables de filtrer le sel de l'eau de mer — et un peu de géologie avec les ojos de agua et surtout les très surprenantes eaux rutilantes du río.
Nous roulons ensuite deux bonnes heures vers Merida. Une petite baignade, un petit orage et nous découvrons la ville en début de soirée alors que les derniers rayons de Phœbus enflamment les murs de la cathédrale et des hauts bâtiments qui cerclent le zócalo, place couverte de palmiers où déambulent et conversent les badauds dès les premières fraîcheurs du soir.
Bon, bon. Celestún n'est pas connu que pour ses plages paradisiaques tout de même ! Non, c'est une réserve naturelle qui s'étend autour des marais salants et de l'embouchure d'un fleuve très particulier aux eaux rouges.
L'hôtel propose dans le cadre de son programme écologique, deux parcours thématiques à la découverte des marais et de la faune locale. Armés d'un patch à la vitamine B1 donné par l'hôtel et de notre répulsif à la citronnelle, nous nous engageons sur les chemins hors de l'hôtel. Une douzaine de piqûres plus loin, nous faisons précipitamment demi-tour. La promenade au soleil levant est gâchée. De plus le patch donne à la peau une odeur peu agréable de… tuc au bacon !
Le temps d'une petite douche le café et le thé sont arrivés sur la tablette à l'arrière du bungalow. Eh bien, voilà qui règle largement notre petit problème de moustiques. Nous prenons le temps de planifier notre journée et de regarder les routes avant de nous déplacer vers la salle de petit-déjeuner. Si le poisson de la veille au soir était un régal — nous voulions manger au village, mais les quelques dix kilomètres de piste pour y parvenir ne nous tentaient pas vraiment, surtout de nuit — le premier repas de la journée fut abondant et délicieux. Les beurres aromatisés au piment ou aux algues la veille étaient maintenant parfumés à la cannelle. Et ce chocolat chaud ! Le premier depuis México !
Bien nourris pour la journée, nous récupérons notre voiture et faisons — une courte — route vers l'entrée de Celestún. Là est installé le parador turístico d'où partent les lanchas à la découverte de la ría. Malgré une averse, peu gênante car les embarcations sont couvertes, la promenade fluviale de deux heures est très agréable. Elle est à la fois l'occasion de découvrir la faune locale — crabes et flamands en tête, suivis par des goélands, des mouettes, des cormorans et des pélicans —, sa flore — mangroves noire et rouge, bosquet pétrifié et autres espèces locales capables de filtrer le sel de l'eau de mer — et un peu de géologie avec les ojos de agua et surtout les très surprenantes eaux rutilantes du río.
Nous roulons ensuite deux bonnes heures vers Merida. Une petite baignade, un petit orage et nous découvrons la ville en début de soirée alors que les derniers rayons de Phœbus enflamment les murs de la cathédrale et des hauts bâtiments qui cerclent le zócalo, place couverte de palmiers où déambulent et conversent les badauds dès les premières fraîcheurs du soir.
jeudi 19 juillet 2012
Merci pour les massages
(Photos à venir.)
Aujourd'hui nous partons tôt pour une étape un peu particulière. Pas de visite prévue, juste du calme et du repos près du village côtier de Celestún à l'Ecoparaiso.
La route est un peu longue surtout lorsqu'on décide de prendre des « raccourcis ». Après deux demi-tours, nous rejoignons enfin notre itinéraire qui se termine pour notre plus grand déplaisir sur une piste. Nous entrons dans la réception de l'hôtel lessivés. La suite est un enchantement…
Tandis que notre voiture rejoint toute seule le parking, nous suivons nos bagages dans notre ravissant bungalow face à la mer. La petite terrasse est charmante avec ces deux transats et son hamac. Les deux lits — oui, deux, ce n'est pas la première fois y compris dans des chambres dites matrimoniales — font face à la grande baie vitrée.
À peine nos bagages posés, un premier garçon arrive avec une bouteille de vin et deux verres pour nous accueillir. Tandis qu'il débouche la bouteille devant nous, un second nous apporte deux cocktails de bienvenue maisons à base de jus d'orange et d'un équivalent local de l'épinard. De vrais coqs en pâte !
Avant d'aller profiter des deux piscines et de la plage, nous prenons le temps de réserver les massages pour le soir. La suite de la journée se déroulera entre baignade, repos à l'ombre, petit jus de fruit et massages. Que c'est dur la vie…
Aujourd'hui nous partons tôt pour une étape un peu particulière. Pas de visite prévue, juste du calme et du repos près du village côtier de Celestún à l'Ecoparaiso.
La route est un peu longue surtout lorsqu'on décide de prendre des « raccourcis ». Après deux demi-tours, nous rejoignons enfin notre itinéraire qui se termine pour notre plus grand déplaisir sur une piste. Nous entrons dans la réception de l'hôtel lessivés. La suite est un enchantement…
Tandis que notre voiture rejoint toute seule le parking, nous suivons nos bagages dans notre ravissant bungalow face à la mer. La petite terrasse est charmante avec ces deux transats et son hamac. Les deux lits — oui, deux, ce n'est pas la première fois y compris dans des chambres dites matrimoniales — font face à la grande baie vitrée.
À peine nos bagages posés, un premier garçon arrive avec une bouteille de vin et deux verres pour nous accueillir. Tandis qu'il débouche la bouteille devant nous, un second nous apporte deux cocktails de bienvenue maisons à base de jus d'orange et d'un équivalent local de l'épinard. De vrais coqs en pâte !
Avant d'aller profiter des deux piscines et de la plage, nous prenons le temps de réserver les massages pour le soir. La suite de la journée se déroulera entre baignade, repos à l'ombre, petit jus de fruit et massages. Que c'est dur la vie…
mercredi 18 juillet 2012
Seuls au monde
(Photos à venir.)
Un peu refroidis par le ciel sombre, nous mettons quand même les voiles aux alentours de huit heures en direction du site d'Edzná. Après un peu plus d'une heure de route, nous atteignons le parking du site maya décrit comme le chaînon manquant pour expliquer le peuplement du Yucatán depuis le Chiapas.
Le lieu est littéralement vide ! Nous sommes les premiers. Non pas que le site manque d'intérêt d'ailleurs. La Grande Acropole et les temples qui la bordent sont remarquablement bien conservés ou plutôt restaurés grâce au travail des réfugiés guatémaltèques qui y ont travaillé sous l'égide de l'ONU entre 1988 et 1998. L'absence de touristes nous donne des ailes et nous nous envolons effectivement.
Après deux heures à explorer les vieilles pierres, nous rentrons dévorés par les moustiques, malgré la nouvelle lotion répulsive achetée dans une pharmacie locale à la suite de la perte de celle qui nous accompagnait jusque là. Le temps de nous remettre en condition et nous voilà repartis, bien décidés à avaler un morceau et à finir notre tour des bastions. Après un petit tour vers les baluartes de la Soledad et de San Carlos, un petit creux au ventre et en manque d'inspiration, nous retournons à la Parroquia qui nous avait tant séduite la veille au soir. Quel délice que ce pan de calzón, mille-feuille de tortillas garni au requin et aux frijoles, le tout accompagné d'une eau d'ananas ou de pastèque ! Et le service est impeccable malgré l'aspect cantina de l'adresse. De loin meilleur qu'à l'Escudo Jaguar et sans mal.
À peine sortis de table, alors que nous nous apprêtons à finalement terminer notre tour de la ville et pourquoi pas aller faire une promenade vers le fort de San Miguel ou de San José, la pluie s'amène et nous rabat de nouveau vers l'hôtel. Eh bien ! si les éléments sont contre nous, prenons le temps d'agrémenter les vieux articles de photos et d'en écrire d'autres. Et puis, la pluie n'empêche pas d'aller nager un peu.
Vous devinez où nous avons dîné le soir ? Ce poisson a la plancha et cette soupe de poisson furent délicieux, arrosés d'eau de tamarin et de Jamaica — la seconde étant une boisson aussi rafraîchissante que colorée à base d'hibiscus proche du jus de canneberge.
Un peu refroidis par le ciel sombre, nous mettons quand même les voiles aux alentours de huit heures en direction du site d'Edzná. Après un peu plus d'une heure de route, nous atteignons le parking du site maya décrit comme le chaînon manquant pour expliquer le peuplement du Yucatán depuis le Chiapas.
Le lieu est littéralement vide ! Nous sommes les premiers. Non pas que le site manque d'intérêt d'ailleurs. La Grande Acropole et les temples qui la bordent sont remarquablement bien conservés ou plutôt restaurés grâce au travail des réfugiés guatémaltèques qui y ont travaillé sous l'égide de l'ONU entre 1988 et 1998. L'absence de touristes nous donne des ailes et nous nous envolons effectivement.
Après deux heures à explorer les vieilles pierres, nous rentrons dévorés par les moustiques, malgré la nouvelle lotion répulsive achetée dans une pharmacie locale à la suite de la perte de celle qui nous accompagnait jusque là. Le temps de nous remettre en condition et nous voilà repartis, bien décidés à avaler un morceau et à finir notre tour des bastions. Après un petit tour vers les baluartes de la Soledad et de San Carlos, un petit creux au ventre et en manque d'inspiration, nous retournons à la Parroquia qui nous avait tant séduite la veille au soir. Quel délice que ce pan de calzón, mille-feuille de tortillas garni au requin et aux frijoles, le tout accompagné d'une eau d'ananas ou de pastèque ! Et le service est impeccable malgré l'aspect cantina de l'adresse. De loin meilleur qu'à l'Escudo Jaguar et sans mal.
À peine sortis de table, alors que nous nous apprêtons à finalement terminer notre tour de la ville et pourquoi pas aller faire une promenade vers le fort de San Miguel ou de San José, la pluie s'amène et nous rabat de nouveau vers l'hôtel. Eh bien ! si les éléments sont contre nous, prenons le temps d'agrémenter les vieux articles de photos et d'en écrire d'autres. Et puis, la pluie n'empêche pas d'aller nager un peu.
Vous devinez où nous avons dîné le soir ? Ce poisson a la plancha et cette soupe de poisson furent délicieux, arrosés d'eau de tamarin et de Jamaica — la seconde étant une boisson aussi rafraîchissante que colorée à base d'hibiscus proche du jus de canneberge.
mardi 17 juillet 2012
Château-Mer
(Photos à venir.)
Aujourd'hui, l'étape est automobile et le trajet le plus long que nous ayons eu l'occasion de faire jusqu'à présent. Nous quittons le Chiapas pour le Campeche à la rencontre de San Francisco de Campeche, la seule ville fortifiée du Mexique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Une partie des remparts a été abattue avant cette date à l'époque où la ville se développait hors des murailles quand les décideurs municipaux croyaient qu'il fallait la libérer de son carcan de vielles pierres.
Aujourd'hui subsistent les bastions, petits forts inclus dans les murailles pour repousser les attaques des pirates qui écumaient le golfe du Mexique et la baie de Campeche et deux forts majeurs au nord et au sud de la ville venus renforcer l'arsenal défensif de la ville plus tardivement.
Si la grande ville qui s'étend par delà le mur fait sale et peu avenante, le bourg qui vit intramuros ravit par ses couleurs chatoyantes et son zócalo animé. C'est justement là qu'est installé l'hôtel Castelmar où nous nous arrêterons deux jours.
La route ayant été longue, nous profitons immédiatement des eaux calmes d'une des seules piscines de la ville — sinon la seule. Nous rencontrons un couple belgo-mexicain avec lequel nous échangeons quelques impressions sur le Mexique. Puis nous sortons nous perdre et nous balader dans les rues numérotées et sur le parvis de la cathédrale — qui n'est finalement ni plus ni moins qu'une grande église. Ensuite nous poussons la promenade à la découverte des baluartes, en commençant par le bastion de Saint Jacques aménagé en jardin botanique.
C'est sur le chemin vers les bastions de Saint Pierre et de Saint François que nous sommes surpris par l'orage — ce serait mentir que de dire que nous ne l'avions pas vu venir, mais l'on espère toujours pouvoir passer entre les gouttes. Retour précipité à l'hôtel où nous arrivons détrempés, accueillis froidement par la climatisation et une douche désagréablement froide. Puis c'est l'inondation. La pluie qui fouette les volets s'infiltre dans les interstices du bois et ruisselle abondamment sur le sol. S'en suit le ballet des femmes de chambre pour éponger la mare grandissante. Nos affaires ne sont pas touchées et la chambre sèche rapidement de sorte que la nuit fut sèche, fraîche et agréable.
Pour notre repas du soir et deuxième repas de la journée, nous avons jeté notre dévolu sur la Parroquia, grande salle populaire servant entre autre du poisson à tout heure. Près de la télévision diffusant le dernier soap opera à la mode sous les regards fixes des mexicains de tous âges, nous dégustons un poisson à l'ail et la spécialité de l'établissement, un poisson sauce tomate-poivron-olive, en sirotant nos aguas de melón.
Aujourd'hui, l'étape est automobile et le trajet le plus long que nous ayons eu l'occasion de faire jusqu'à présent. Nous quittons le Chiapas pour le Campeche à la rencontre de San Francisco de Campeche, la seule ville fortifiée du Mexique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Une partie des remparts a été abattue avant cette date à l'époque où la ville se développait hors des murailles quand les décideurs municipaux croyaient qu'il fallait la libérer de son carcan de vielles pierres.
Aujourd'hui subsistent les bastions, petits forts inclus dans les murailles pour repousser les attaques des pirates qui écumaient le golfe du Mexique et la baie de Campeche et deux forts majeurs au nord et au sud de la ville venus renforcer l'arsenal défensif de la ville plus tardivement.
Si la grande ville qui s'étend par delà le mur fait sale et peu avenante, le bourg qui vit intramuros ravit par ses couleurs chatoyantes et son zócalo animé. C'est justement là qu'est installé l'hôtel Castelmar où nous nous arrêterons deux jours.
La route ayant été longue, nous profitons immédiatement des eaux calmes d'une des seules piscines de la ville — sinon la seule. Nous rencontrons un couple belgo-mexicain avec lequel nous échangeons quelques impressions sur le Mexique. Puis nous sortons nous perdre et nous balader dans les rues numérotées et sur le parvis de la cathédrale — qui n'est finalement ni plus ni moins qu'une grande église. Ensuite nous poussons la promenade à la découverte des baluartes, en commençant par le bastion de Saint Jacques aménagé en jardin botanique.
C'est sur le chemin vers les bastions de Saint Pierre et de Saint François que nous sommes surpris par l'orage — ce serait mentir que de dire que nous ne l'avions pas vu venir, mais l'on espère toujours pouvoir passer entre les gouttes. Retour précipité à l'hôtel où nous arrivons détrempés, accueillis froidement par la climatisation et une douche désagréablement froide. Puis c'est l'inondation. La pluie qui fouette les volets s'infiltre dans les interstices du bois et ruisselle abondamment sur le sol. S'en suit le ballet des femmes de chambre pour éponger la mare grandissante. Nos affaires ne sont pas touchées et la chambre sèche rapidement de sorte que la nuit fut sèche, fraîche et agréable.
Pour notre repas du soir et deuxième repas de la journée, nous avons jeté notre dévolu sur la Parroquia, grande salle populaire servant entre autre du poisson à tout heure. Près de la télévision diffusant le dernier soap opera à la mode sous les regards fixes des mexicains de tous âges, nous dégustons un poisson à l'ail et la spécialité de l'établissement, un poisson sauce tomate-poivron-olive, en sirotant nos aguas de melón.
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