samedi 7 juillet 2012

Ça tombe bien, ce n'était pas prévu.

La journée s'annonçait pluvieuse, ce ne fut pas le cas. La journée s'annonçait à Teotihuacan, ce ne fut pas le cas. La journée s'annonçait très agréable et riche en surprise, ça bien sûr, c'est toujours le cas, dès qu'on sait s'émerveiller un peu. Revu de cette caverne d'Ali Baba des étonnements d'aujourd'hui.

Même si la nuit fut un peu agitée — on ne trompe pas si facilement son horloge interne lorsqu'elle a décidé qu'à quatre heures du matin il était temps de se réveiller, avec la faim au ventre s'il vous plaît, parce qu'après tout il est déjà onze heures en France. Après cette nuit agitée donc, un petit déjeuner bien solide nous a permis de nous trouver d'attaque à neuf heures comme prévu dans le hall de l'hôtel pour partir à Teotihuacan. Une demi-heure, c'est déjà long, mais quand il ne se passe rien, c'est pire. Malgré l'aide de l'hôtel, impossible de joindre les responsables de l'excursion, alors tant pis, nous voilà parti pour le centre historique de Mexico, guide Michelin sous le bras.

Première halte au Palacio de Correos. Que signifie correo ? Courrier ! bien sûr. Il s'agit bien d'un Hôtel de la Poste, mais attention les yeux. Ça brille, ça miroite, ça clinque et ça sent le renfermé juste comme il faut. Un petit bijou, le bureau de poste.




Ensuite, nous continuons de remonter la calle Tacuba jusqu'à la grande plaza de la Constitución sur laquelle donnent la tordue Catedral Metropolitana et le Palacio Nacional, auparavant siège de la vice-royauté, maintenant de la présidence.



L'accès au palais est gratuit et permet de profiter à la fois d'une exposition sur l'artisanat indien et la culture mexicaine et d'un parc agréable doté d'une magnifique cactuseraie : un véritable havre de paix pour pas un centavo.






Nous décidons d'aller passer l'après-midi à Xochimilco (prononcé « rhôtchimilkô »). Il s'agit d'un district de Mexico, mais surtout d'une formidable implantation aztèque consacrée à l'horticulture. Les jardins flottants (puisque c'est ainsi qu'on les nomme) sont sillonnés de canaux, derniers vestiges du lac Texcoco, et rendez-vous dominical (bon, d'accord, on était samedi) des mexicains de tous âges.

Pour nous y rendre nous prenons le métro, puis le « train léger ». Le métro surprend le touriste. D'abord, les stations sont de véritables villages souterrains, regorgeant d'une grande quantité de magasins en tout genre, du restaurant au bureau de tabac en passant par le tatoueur. Ensuite, les rames elles-mêmes sont un espace de vente. Défilent successivement une vendeuse de clé USB, un vendeur de livre (un seul titre en catalogue, s'entend), des camelots cédant le fameux album de José de la Guitarra (uniquement des reprises, avec une imitation bluffante, voire suspecte, des artistes orginaux) ou des plaquettes de gomme à mâcher. La scène pourrait seulement faire rire, s'il ne fallait également supporter la vue d'un fakir n'ayant d'autre talent que de supporter la douleur des coupures qu'il s'inflige avec des tessons de verre, d'un jeune enfant de huit ans distribuant balles rebondissantes lumineuses contre piécettes et l'exclusion de ces nombreux aveugles condamnés à mendier.

Ceci dit, l'expérience est enrichissante et permet surtout de meubler un peu le long trajet qui mène jusqu'aux jardins. Après avoir réussi à éviter (mal), les assauts d'un rabatteur peu honnête, nous finissons par trouver l'embarcadère Salitre, d'où partent les lanchas colectivas, les chaloupes collectives. Pendant 30 min nous voguons au fil de l'eau et sans moteur en direction de Nuevo Nativas. C'est le spectacle d'un joie de vivre jamais dissimulée qui se dévoile ici : des barques au couleurs vives, de la musique partout au son des mariachis, de grandes tablées filant au cours de l'eau (ou courant au fil de l'eau, comme on voudra) en mangeant et en buvant. On chante, on danse, et on commerce ! Ici aussi ! Les barques légères accostent les autres barges et psalmodient leur réclame pour vendre du pulque, de la bière, du maïs, des sucreries en tout genre et bien sûr, des fleurs et plantes, puisque c'est la spécialité de la cité. De plus grosses embarcations proposent d'animer l'ambiance moyennant 100 pesos la chanson.




4 commentaires:

  1. hola mis mexicanos preferidos
    sobre las fotografias,pareceis realmente en vacaciones.Soy muy contente para ustedes.
    Que estaba el problemo con Teotihuacan?
    GRUESOS CIERZOS
    EL VIEJO BUFALO

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  2. Il y a eu un cafouillage entre le voucher remis sur place et celui envoyé par la Poste, l'un indiquant l'excursion le samedi l'autre le dimanche. Mais nous y sommes allés hier par d'autres moyens et Altiplano s'occupe de nous rembourser.

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  3. Je ne savais pas qu'ils avaient des demies voitures au Mexique ! (cf photo panoramique)
    J'espère que vous avez tout de même pu aller à Téotihuacan ...
    bises à vous deux
    merci pour le blog et les photos !
    MUMDOM

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  4. Merci encore de nous faire voyager avec vous ! Non non Marie, ne t'inquiète pas, belle-maman ne fait pas partie du voyage pour de vrai !
    Les photos sont vraiment belles : je pense que vous en prenez plein les yeux.
    Bisous à tous les 2

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