samedi 21 juillet 2012

La Hacienda

Aujourd'hui, je commence encore mon poste par « Aujourd'hui ». En même temps, les synonymes ne sont pas vraiment légion.

Nous partons tôt — ce n'est pas comme si c'était devenu une habitude. L'objectif est clair : déposer les bagages dans notre prochain hôtel sur la route d'Uxmal afin de laisser la voiture vide sur le parking du site archéologique.

Un seul mot en arrivant à Temozon Sur et c'est une onomatopée : ouah !



Une fois le bon du voiturier séparé et accroché pour une part sur les clefs, pour l'autre au rétroviseur, nous voilà repartis vers la cité du Señor Chaac. Il est déjà un peu tard, mais le site est encore libre de la foule de milieu de journée. Petite déconvenue, il faut payer deux tickets pour rentrer ! Sachant qu'un seul, quel qu'il soit, ne permet pas de voir le site du tout.

Nous commençons par profiter de la façade de la pyramide, la vraie, celle qui donne sur la cour aux oiseaux dont le nom provient des aras encastrés dans les toitures de ce complexe résidentiel, et non la fausse, celle dont l'écho est si surprenant et que l'on voit lorsqu'on entre sur le site.



Les nombreuses têtes en stuc, identifiées par erreur comme le masque de Chaac, dieu de la Pluie, et qui seraient en fait des avatars d'Itzamná, dieu du Ciel et Grand Créateur, s'alignent férocement, les yeux exorbités, les crocs menaçants et la trompe levée, le long de l'escalier abrupt qui mène à la gueule ouverte du monstre de la Terre. Frissons…



Nous poursuivons vers la cour suivante, un grand quadrilatère dont les côtés sont bordés par de longs bâtiments rectiligne représentants les points cardinaux. Au pied de l'escalier qui permet d'accéder à la plateforme sur laquelle se dresse l'imposant bâtiment Nord, un trône arbore des traces d'écriture maya.



Nous admirons les nombreux animaux finement sculptés sur les toits — serpents, oiseaux et autres jaguars —, traversons le jeu de pelote en rénovation — dommage —, puis grimpons vers le plateau où se dresse le surprenant Palacio del Gobernador.




Après un détour par la plus petite Casa de las Tortugas, nous longeons les 90 m du palais sans manquer d'admirer le trône au double jaguar, la structure phallique représentative de l'arbre de vie et la richesse des bas-reliefs ornant le fronton.


Malgré la cheville légèrement foulée de M, nous prenons le temps d'observer les frises d'un temple en attente de restauration, puis rentrons à l'hacienda pour goûter au calme d'un luxe confortable et d'une séance de réflexologie plantaire gracieusement offerte par le spa.

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