mardi 17 juillet 2012

Château-Mer

(Photos à venir.)

Aujourd'hui, l'étape est automobile et le trajet le plus long que nous ayons eu l'occasion de faire jusqu'à présent. Nous quittons le Chiapas pour le Campeche à la rencontre de San Francisco de Campeche, la seule ville fortifiée du Mexique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1999. Une partie des remparts a été abattue avant cette date à l'époque où la ville se développait hors des murailles quand les décideurs municipaux croyaient qu'il fallait la libérer de son carcan de vielles pierres.

Aujourd'hui subsistent les bastions, petits forts inclus dans les murailles pour repousser les attaques des pirates qui écumaient le golfe du Mexique et la baie de Campeche et deux forts majeurs au nord et au sud de la ville venus renforcer l'arsenal défensif de la ville plus tardivement.

Si la grande ville qui s'étend par delà le mur fait sale et peu avenante, le bourg qui vit intramuros ravit par ses couleurs chatoyantes et son zócalo animé. C'est justement là qu'est installé l'hôtel Castelmar où nous nous arrêterons deux jours.

La route ayant été longue, nous profitons immédiatement des eaux calmes d'une des seules piscines de la ville — sinon la seule. Nous rencontrons un couple belgo-mexicain avec lequel nous échangeons quelques impressions sur le Mexique. Puis nous sortons nous perdre et nous balader dans les rues numérotées et sur le parvis de la cathédrale — qui n'est finalement ni plus ni moins qu'une grande église. Ensuite nous poussons la promenade à la découverte des baluartes, en commençant par le bastion de Saint Jacques aménagé en jardin botanique.

C'est sur le chemin vers les bastions de Saint Pierre et de Saint François que nous sommes surpris par l'orage — ce serait mentir que de dire que nous ne l'avions pas vu venir, mais l'on espère toujours pouvoir passer entre les gouttes. Retour précipité à l'hôtel où nous arrivons détrempés, accueillis froidement par la climatisation et une douche désagréablement froide. Puis c'est l'inondation. La pluie qui fouette les volets s'infiltre dans les interstices du bois et ruisselle abondamment sur le sol. S'en suit le ballet des femmes de chambre pour éponger la mare grandissante. Nos affaires ne sont pas touchées et la chambre sèche rapidement de sorte que la nuit fut sèche, fraîche et agréable.

Pour notre repas du soir et deuxième repas de la journée, nous avons jeté notre dévolu sur la Parroquia, grande salle populaire servant entre autre du poisson à tout heure. Près de la télévision diffusant le dernier soap opera à la mode sous les regards fixes des mexicains de tous âges, nous dégustons un poisson à l'ail et la spécialité de l'établissement, un poisson sauce tomate-poivron-olive, en sirotant nos aguas de melón.

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