vendredi 13 juillet 2012

Aras qui rient

Après une nuit un peu agitée — la famille de chauves-souris logée sous le rebord de notre toit ayant décidé de piailler à qui mieux mieux all night long —, après cette nuit toutefois reposante donc, nous reprenons la route, direction Las Guacamayas.

Les guacamayas autrement appelés aras rouges ou aras macaos, sont de grands perroquets très colorés encore bien représentés en Amérique, mais dont l'aire de répartition au Mexique s'est sensiblement réduite, entre autre à cause du braconnage.

Pour lutter contre ce fléau, l'état fédéral mexicain a alloué des terres à des communautés agraires en échange de quoi celles-ci s'engageaient à préserver la faune et la flore locale. Une bande de aras s'étant installée dans les arbres fruitiers cultivés par la communauté, ses membres décidèrent de protéger plus spécifiquement le macao.

Nous logeons dans une magnifique cabane au toit de chaume et notre terrasse donne sur un bel espace aquatique très fleuri où viennent s'égayer les colibris. Notre logement porte d'ailleurs le nom de ce bel oiseau, détenteur du record de plus petite taille parmi les volatiles à plumes.


En fin d'après-midi, nous partageons avec un groupe de mexicains une courte randonnée parmi les habitations de la communauté agraire à la rencontre des guacamayas. Le guide ne se contente pas de dénicher les individus, il nous explique l'origine de l'établissement, les actions de préservation du ara, les lieux de restauration des perroquets, leur mode de vie, etc. Et tout ça avec un grand sourire, malgré le soleil cuisant.


Nous réservons ensuite deux places pour l'excursion en bateau sur le rio dans la réserve le lendemain matin, avant d'aller dîner face au fleuve en compagnie de colibris tapageurs.

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