(Photos à venir.)
Un peu refroidis par le ciel sombre, nous mettons quand même les voiles aux
alentours de huit heures en direction du site d'Edzná. Après un peu plus
d'une heure de route, nous atteignons le parking du site maya décrit comme le
chaînon manquant pour expliquer le peuplement du Yucatán depuis le
Chiapas.
Le lieu est littéralement vide ! Nous sommes les premiers. Non pas que le site
manque d'intérêt d'ailleurs. La Grande Acropole et les temples qui la bordent
sont remarquablement bien conservés ou plutôt restaurés grâce au travail des
réfugiés guatémaltèques qui y ont travaillé sous l'égide de l'ONU entre 1988 et
1998. L'absence de touristes nous donne des ailes et nous nous envolons
effectivement.
Après deux heures à explorer les vieilles pierres, nous rentrons dévorés par les
moustiques, malgré la nouvelle lotion répulsive achetée dans une pharmacie
locale à la suite de la perte de celle qui nous accompagnait jusque là. Le temps
de nous remettre en condition et nous voilà repartis, bien décidés à avaler un
morceau et à finir notre tour des bastions. Après un petit tour vers les
baluartes de la Soledad et de San Carlos, un petit creux au ventre
et en manque d'inspiration, nous retournons à la Parroquia qui nous avait
tant séduite la veille au soir. Quel délice que ce pan de calzón,
mille-feuille de tortillas garni au requin et aux frijoles, le
tout accompagné d'une eau d'ananas ou de pastèque ! Et le service est impeccable
malgré l'aspect cantina de l'adresse. De loin meilleur qu'à l'Escudo
Jaguar et sans mal.
À peine sortis de table, alors que nous nous apprêtons à finalement terminer
notre tour de la ville et pourquoi pas aller faire une promenade vers le fort de
San Miguel ou de San José, la pluie s'amène et nous rabat de
nouveau vers l'hôtel. Eh bien ! si les éléments sont contre nous, prenons le
temps d'agrémenter les vieux articles de photos et d'en écrire d'autres. Et
puis, la pluie n'empêche pas d'aller nager un peu.
Vous devinez où nous avons dîné le soir ? Ce poisson a la plancha et
cette soupe de poisson furent délicieux, arrosés d'eau de tamarin et de
Jamaica — la seconde étant une boisson aussi rafraîchissante que colorée
à base d'hibiscus proche du jus de canneberge.
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