Levés pour un départ à sept heures, nous avons pu admirer des singes hurleurs,
des singes araignées, pléthore d'oiseaux plus ou moins colorés, dont des
kikul, des martins-pêcheurs et des vautours, un iguane, des crocodiles,
mais malheureusement pas de jaguar, animal mythique symbole du soleil nocturne,
celui qui est caché.
Ensuite, bien que nous ayons confirmé la veille que nous pouvions payer par
carte, un problème informatique nous contraint à régler en liquide, avec les
derniers pesos qu'il nous reste, conscient que nous ne nous pourrons
probablement pas faire l'excursion du lendemain pour Yaxchilan, une cité
maya guatémaltèque accessible par le fleuve depuis le lieu où nous coucherons
le soir. Tant pis.
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous prenons notre temps et décollons
finalement en tout début d'après-midi pour Frontera Corozal. Las, la
route est éreintante, en fait de nids de poules nous traversons une véritable
basse-cour. Par endroit la chaussée est partiellement effondrée et aucun
panneau de signalisation ne vient avertir du danger.
Les cabanes de l'Escudo Jaguar n'ont malheureusement pas la beauté de
celles de Las Guacamayas et le personnel n'a pas son sourire. Scotchés
devant la télé, ils ne s'en lèvent qu'à regret pour marmonner trois mots à voix
basse. Nous profitons du soleil au bord de la rivière, puis planifions
rapidement notre journée de demain. Pas question de s'attarder dans ce lieu qui
renifle le regret à dix lieues à la ronde.
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