lundi 23 juillet 2012

La merveille

(Photos à venir.)

Chichén Itzá, élue comme l'un des sept nouvelles merveilles du monde, la « bouche du puits des Itzás » ouvre ses portes au touriste, tous les matins à huit heures. À cette heure-ci ce n'est pas la foule, mais le site grouille déjà. Du personnel d'entretien du parc d'abord, qui taille consciencieusement les gazons à la faucille ou à la machette. Des ouvriers travaillant sur la restauration de la grande pyramide également, se lançant les seaux de cailloux et de scellement sédimentaire par dessus l'épaule de gradins en gradins. Mais aussi et surtout des marchands du temple. Ils déboulent de toute part, marchant depuis la végétation haute de la forêt qui cercle le site pour venir s'installer dans les allées ombragées.

Le fameux jeu de pelote, les autels sacrificiels, le groupe des mille colonnes cerclent la place centrale où se dresse la fière et grande pyramide de Kukulkán, avatar de Quetzalcóatl.

Plus au nord, au bout d'un long sacbé ou chemin blanc, le cenote sacré qui donna son nom et sa renommée au centre religieux maya. Malgré les quelques restes de squelettes d'enfant retrouvés lors des fouilles, on n'y pratiquait pas de sacrifices humains, à la différence de ce qui se faisait sur le Tzompantli.

Nous poursuivons vers l'observatoire et l'ossuaire avant d'aller admirer le secteur qu'on surnomme le Vieux Chichén en raison du style très différent qui s'y pratique. On reconnaît ici les motifs Puuc et les masques de Chaac d'Uxmal.

Après une petite douche à l'hôtel, nous prenons la route vers notre destination finale Playa del Carmen, face à l'île de Cozumel. Sur la route notre premier arrêt sera aux grottes de Balankanché dans lesquelles les Mayas organisaient des cérémonies secrètes autour de concrétions dont la verticalité représentait l'arbre de vie — encore lui. Quelques petites chauve-souris accompagnent notre visite dans cette atmosphère raréfiée en oxygène où la chaleur finit de nous étouffer.

En sortant, on prend le temps et on récupère son souffle. Puis passant Valladolid vers le nord, nous nous dirigeons vers le site d'Ek-Balam, le Jaguar noir dont l'Acropole a été découverte dans un état admirable. En effet, la façade en stuc d'un temple a été révélée par les archéologues à mi-hauteur de la pyramide, parfaitement conservée sous la colline de terre qui couvrait l'ensemble, probablement depuis que les bâtisseurs de la cité durent la quitter sous la pression d'un autre groupe maya et dissimulèrent ainsi leur centre religieux. C'est aussi l'occasion d'observer les restaurateurs au travail, pinceaux à la main.

Après quelques raccourcis inefficaces et ne pouvant réellement compter sur l'aide des locaux — ici, on n'aime pas le gringo, même hispanisant —, nous reprenons la grande route de Cancún, puis bifurquons pour longer le rivage caribéen et arrivons à la nuit tombée au Mahékal Beach Resort.

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