vendredi 20 juillet 2012

Tuc au bacon

(Photos à venir.)

Bon, bon. Celestún n'est pas connu que pour ses plages paradisiaques tout de même ! Non, c'est une réserve naturelle qui s'étend autour des marais salants et de l'embouchure d'un fleuve très particulier aux eaux rouges.

L'hôtel propose dans le cadre de son programme écologique, deux parcours thématiques à la découverte des marais et de la faune locale. Armés d'un patch à la vitamine B1 donné par l'hôtel et de notre répulsif à la citronnelle, nous nous engageons sur les chemins hors de l'hôtel. Une douzaine de piqûres plus loin, nous faisons précipitamment demi-tour. La promenade au soleil levant est gâchée. De plus le patch donne à la peau une odeur peu agréable de… tuc au bacon !

Le temps d'une petite douche le café et le thé sont arrivés sur la tablette à l'arrière du bungalow. Eh bien, voilà qui règle largement notre petit problème de moustiques. Nous prenons le temps de planifier notre journée et de regarder les routes avant de nous déplacer vers la salle de petit-déjeuner. Si le poisson de la veille au soir était un régal — nous voulions manger au village, mais les quelques dix kilomètres de piste pour y parvenir ne nous tentaient pas vraiment, surtout de nuit — le premier repas de la journée fut abondant et délicieux. Les beurres aromatisés au piment ou aux algues la veille étaient maintenant parfumés à la cannelle. Et ce chocolat chaud ! Le premier depuis México !

Bien nourris pour la journée, nous récupérons notre voiture et faisons — une courte — route vers l'entrée de Celestún. Là est installé le parador turístico d'où partent les lanchas à la découverte de la ría. Malgré une averse, peu gênante car les embarcations sont couvertes, la promenade fluviale de deux heures est très agréable. Elle est à la fois l'occasion de découvrir la faune locale — crabes et flamands en tête, suivis par des goélands, des mouettes, des cormorans et des pélicans —, sa flore — mangroves noire et rouge, bosquet pétrifié et autres espèces locales capables de filtrer le sel de l'eau de mer — et un peu de géologie avec les ojos de agua et surtout les très surprenantes eaux rutilantes du río.

Nous roulons ensuite deux bonnes heures vers Merida. Une petite baignade, un petit orage et nous découvrons la ville en début de soirée alors que les derniers rayons de Phœbus enflamment les murs de la cathédrale et des hauts bâtiments qui cerclent le zócalo, place couverte de palmiers où déambulent et conversent les badauds dès les premières fraîcheurs du soir.

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