Les lagunes de Montebello sont des résurgences de la nappe phréatique au sein du parc national éponyme. La palette de leurs teintes va du bleu profond, au vert émeraude en passant par le bleu turquoise pour le plus grand plaisir des yeux. Nous flânons sur leurs rives avant de reprendre la voiture jusqu'à la suivante : Montebello, la Cañada, Pojoj, Tziscao…
À mesure que nous nous rapprochons de Las Nubes, les pins disparaissent définitivement et la chaussée goudronnée également. Nous empruntons finalement une piste — compter trente-cinq minutes pour parcourir les dix kilomètres de terre et cailloux inégaux, parfois sommairement pavés à la bétonnière —, dans un paysage surprenant, alternant jungle dense et grandes étendues herbeuses dans lesquelles paissent de belles vaches au front large. Après avoir évité papillons, nids de poules (ou d'oies) et guerrieros, nous atteignons le havre de paix, simple mais agréable, qu'est le centre écotouristique de Las Nubes.
Une fois installés nous profitons que le jour n'est pas trop avancé pour nous diriger vers les cascades. Certes elles n'ont pas la couleur turquoise annoncée, mais la saison des pluies a amené ses eaux bouillonnantes et tumultueuses et c'est dans un tonnerre fracassant que le rio se déverse sur les rochers. Très impressionnant.
Le chemin a travers la verdure vers le mirador qui surplombe les chutes est l'occasion d'admirer et d'entendre divers représentants de la faune locale, parmi lesquels des fourmis grosses comme le pouce — ou peu s'en faut — et d'autres minuscules mais nombreuses et voraces comme pas une — c'est qu'elles mordent les saletés ! —, des grillons au bruit de scie circulaire, de beaux oiseaux, d'élégants lézards et des guêpes sorties tout droit de Jurassic Park.
Une fois la nuit tombée et après un rapide repas au restaurant du centre, nous nous attardons près du terrain de camping pour nous émerveiller devant une myriade de lucioles jaunes qui égaient l'herbe par leur brasillement digne d'un ciel étoilé. Nous sommes terriblement désolés de devoir vous annoncer qu'il vous faudra venir y passer la nuit pour profiter du spectacle : les vidéos comme les photos ne lui font pas honneur.
Et alors ? Aucune photo des fourmis grosses comme des pouces ? Et les guêpes de Jurassic Park ?
RépondreSupprimerMille bisous de Mapounet